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Les transports sont responsables aujourd'hui de 28 % des émissions de gaz à effet de serre en France (32% des émissions de CO2), dont près de la moitié est imputable au transport de marchandises. Ces émissions sont en croissance constante du fait de l'augmentation continue des trafics routiers, responsables désormais de 94% des émissions totales du secteur, malgré les progrès techniques réalisés sur les véhicules routiers. Face au constat selon lequel le secteur du transport de marchandises et de la logistique est un grand consommateur d'énergie fossile (pétrole) et contribue de façon croissante au changement climatique, un certain nombre d'actions sont développé afin de sensibiliser les entreprises (transporteurs et chargeurs) à ces problématiques et les inciter à mettre en place des organisations optimales d'un point de vue environnemental. L’un des premiers leviers à actionner pour agir dans le secteur du transport consiste à inciter ces entreprises à reporter leurs flux de marchandises de la route vers les modes de transport les plus efficace d'un point de vue énergétique et les moins émetteurs en CO2 (principal gaz à effet de serre). La technique du transport combiné répond bien à cet objectif. Elle permet d'allier au moins deux modes de transport au sein d’une même chaîne, dans laquelle n'intervient aucune rupture de charge de la marchandise. Seul le contenant est transbordé d’un mode de transport à l’autre. La plus grande partie du trajet s’accomplissant par voie ferrée, navigable ou maritime. Le trajet par la route étant le plus court possible. Depuis 2002, le secteur du transport combiné a beaucoup évolué notamment au niveau de l'offre des opérateurs (suite à la récente réorganisation du fret ferroviaire et du transport combiné en France impulsée par le gouvernement et la commission européenne). - Les pré et post acheminements routiers représentent environ 45% du coût total pour un transporteur qui opère avec son propre matériel - Les opérations sur terminal représente environ 15% du coût total. Ce sont les coûts inhérents aux opérations de transbordement, à la desserte ferroviaire terminale ou "dernier kilomètre", et aux opérations annexes ou complémentaires proposées sur les chantiers français du type stockage d'UTI, location de caisses mobiles, fonctions logistiques… - La traction ferroviaire représente environ 40% du coût total. Ce sont les frais d'usage des sillons, l'énergie, l'exploitation/fonctionnement et entretien de/des locomotive(s), le personnel de conduite, les charges de structure. La mise en œuvre en 2005 de la directive européenne sur les permis d’émission visant les sites industriels gros producteurs et consommateurs d’énergie, montre que la volonté politique existe au niveau des Etats membres de l’Union Européenne.
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