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Le colloque annuel de l’Ademe
sur les filières et le recyclage a permis de dresser un bilan positif.
L’environnement est un vrai gisement pour
les entreprises qui souhaitent s’y intéresser et notamment les
prestataires, qui ont pris ou prendront le train de la Reverse Logistic.
Les chiffres publiés par l’Ademe à l’occasion de son colloque annuel
offrent un éclairage intéressant pour les professionnels du secteur. Les
objectifs à atteindre pour 2008, en respect de la directive 2004/12/CE
semblent sur la bonne voie. Le recyclage des emballages des métaux, du
bois et du papier-carton est déjà supérieur aux objectifs et les
résultats concernant les plastiques permettent d’être optimistes (19 %
fin 2005 au lieu des 22,5 % exigés pour 2008). D'ailleurs, il faut
rappeler qu’entre 1994 et 2004, l’accroissement des tonnages
d’emballages recyclés s’est accru de 75 %. La faiblesse croissante de
nos ressources et les exigences environnementales devraient accélérer le
développement de ce secteur d’activité.
Les entreprises françaises ont pris du retard en
matière de certification environnementale et la France est devancée par
la plupart de ses voisins(D, UK, I, E)

Certificats ISO 14001 en Europe
100.00 certificats ISO 14001 délivrés dans le Monde. Source ISO Survey
(Décembre 2004)
Les gaz à effet de serre
(GES) sont une des causes essentielles du réchauffement planétaire et de
la
modification des climats . S’ils proviennent, en partie, de processus
biologiques, en particulier pour le dioxyde de carbone (CO2) et le
méthane (CH4), c’est leur production liée aux activités économiques
humaines qui s’avère un objet d’inquiétude au niveau international, du
fait de sa croissance au cours du temps.
En 2002, pour la France, le potentiel de réchauffement
global, exprimé en équivalent CO2, est constitué à 70 % de gaz
carbonique (CO2), 15 % d’oxyde nitreux (N2O), 12,4 % de méthane (CH4),
et à 2,6 % de hydrofluorocarbures (HFC), d’hexafluorure de soufre (SF6)
et de perfluorocarbures (PFC).
Les transports ne produisent ni SF6, ni PFC, 0,6 % du CH4, 6 % du N2O ;
par contre, ils émettent 28 % de HFC dûs à la climatisation des
véhicules et, surtout, 28 % du CO2 .

Avec l’énergie équivalente à
1 kg de pétrole, 1 tonne de marchandise
peut parcourir :
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–
pour les transports interurbains : |
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127 km par voie
navigable• |
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111 km en train
complet• |
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83 km par transport
combiné fer• |
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58 km par poids lourd
de charge utile égale à 25 t |
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28 km par camion de
charge utile supérieure à 3 t
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Ce sont donc les émissions de CO2 qui font l’objet
d’une attention particulière, en tant que gaz à effet de serre. Si la
production globale de CO2 d’origine anthropique diminue légèrement, en
France, depuis 1980 avec des techniques industrielles et énergétiques de
substitution, en particulier le développement de la production
d’électricité nucléaire, par contre, le niveau et la part des émissions
de CO2 du transport dans le total des émissions de CO2 ont augmenté
depuis 1990, la part du transport passant de 24 %, en 1990 à 28 %, en
2002. Sur la période 1990-2002, le niveau de ces émissions issues des
transports a progressé de 19 % pour l’ensemble des transports comme pour
le seul transport routier. L’amélioration du rendement énergétique des
moteurs et la poursuite de la diésélisation du parc de véhicules ne
contrebalancent pas totalement l’augmentation des émissions de CO2 dues
à l’accroissement de la circulation routière.
Ainsi,les transports sont le deuxième secteur producteur de gaz à effet
de serre, avec 28 % du total des émissions, après l’agriculture et
sylviculture(26 %), avant l’industrie manufacturière et le
résidentiel-tertiaire (20 et 19 %) et la transformation de l’énergie (11
%)

Les objectifs du protocole de Kyoto sur la
réduction des gaz à effet de serre
La conférence de La Haye, en mars 1989, et le sommet de la terre de Rio
en juin 1992 marquent le
début de la coopération internationale pour lutter contre le
réchauffement climatique dû à la production
anthropique des gaz à effet de serre (GES).
Mais c’est avec le protocole de Kyoto, en novembre 1997, que le principe
de précaution est mis
en place, dans ce domaine, de manière plus contraignante avec la
fixation de normes d’émissions
pour six GES (gaz à effet de serre) pour les pays cités dans l’annexe du
protocole avec une réduction globale de
leurs émissions de 5,2 % par rapport à 1990, pour la période 2008-2012 .
Pour cette période 2008-2012, l’Union Européenne a réparti entre ses
membres l’effort de réduction
globale de 8 %, la France s’engageant à stabiliser ses émissions au
niveau de celles de 1990.
Dans ce cadre, le gouvernement français a mis en place le Programme
National de Lutte contre le
Changement Climatique (PLNCC) en janvier 2000, ensemble de mesures
destinées à atteindre cet
objectif. Les transports doivent « économiser 4 millions de tonnes
équivalent carbone » par an sur
un total de 16 millions pour l’ensemble des secteurs, chiffre qui
correspond à l’accroissement
prévisible des émissions en l’absence de mesures prises d’ici 2012.
La fiscalité environnementale
La commission des comptes de l’économie et de l’environnement (CCEE)
retient comme définition de
la fiscalité environnementale la fiscalité portant sur les produits,
services, équipements.. ayant un
effet sur l’environnement. Eurostat la définit comme la fiscalité dont
«l’assiette est basée sur une
nuisance environnementale». Les mesures fiscales environnementales
peuvent être positives ou
négatives. Les mesures négatives entrainent un renchérissement du prix
des biens et services et, à
l’inverse, les mesures positives un abaissement du prix. Par le biais
des prix relatifs, ces mesures
peuvent avoir un impact sur les comportements des ménages en matière
d’environnement.
Mise à part la taxe intérieure sur la consommation des produits
pétroliers (TIPP), que la CCEE classe
dans la fiscalité de l’énergie, la fiscalité environnementale dans les
transports, se compose, selon la
CCEE, des éléments suivants :

Source : SES d’après le rapport à la CCEE – dossier
fiscalité liée à l’environnement – mai 2003
On sait
aussi que les divers moyens pour respecter les engagements de KYOTO sont
actuellement en discussion au plan mondial. La première idée était
simple : il s’agit de donner des quotas à chacun et le moyen classique
en économie libérale pour les atteindre est de jouer sur le système de
prix et on pense bien entendu à un système de taxation de la tonne de
carbone émise mais il est clair qu’en matière de circulation routière,
le niveau de taxes entraînant une diminution sensible du trafic devrait
être élevé ; celui-ci pose, de ce fait, des problèmes sociaux
difficiles.
Un autre
système, la mise en place de permis négociables, a été expérimenté aux
Etats-Unis dans le domaine des pluies acides. C’est également une
pratique assez répandue dans le domaine de la pêche. Cette idée est
basée sur l’attribution de quotas aux divers pays et aux divers
opérateurs et sur la possibilité qui leur est offerte de s’échanger des
droits d’émission par l’intermédiaire d’un marché public. Ces principes
sont assez séduisants car ils permettent d’appliquer, de façon souple,
le principe des quotas. Ceux-ci peuvent être attribués, de manière
gratuite ou payante suivant le cas par les pouvoirs publics, en tenant
compte de l’utilité sociale des diverses activités avec la souplesse du
marché. Cette méthode a le grand avantage de diminuer le caractère
bureaucratique, pour ne pas dire archaïque, de l’attribution autoritaire
tout en permettant de satisfaire à des objectifs d’intérêt général ou de
service public. Mais il soulève bien entendu des difficultés de mise en
œuvre considérables pour un secteur aussi complexe que celui des
transports.
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