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La Logistique des pièces de rechange Un certain nombre de secteurs sont concernés par ce type de logistique. Parmi ceux-ci citons l'automobile, l'informatique, les équipements et appareils médicaux, les machines outils,les équipements industriels ...La mise en place et le bon fonctionnement d'un réseau de distribution de pièces de rechange est souvent un aspect majeur pour réussir à s'implanter sur un marché.
Une pièce de
rechange doit être disponible: L'organisation logistique doit être en fait le meilleur compromis entre le taux de service, le coût financier de stockage des pièces et les coûts de transport pour dépanner le plus rapidement l'installation défectueuse.
Suivant les
cas, la propriété des stocks de pièces de rechange est répartie entre plusieurs
entités. Par exemple dans l'automobile, les pièces suivant leur type peuvent
être stockées:
La distribution des pièces de rechange automobiles Le paysage est en train de changer rapidement du fait du règlement 1400/2002 du 1er octobre 2002 qui doit être définitivement en place pour 2010. Ce Réglement d'Exemption par Catégories constitue le nouveau cadre juridique de fonctionnement pour la distribution de la pièces de rechange automobile et les contrats de service. Il rompt le lien entre la vente de nouveaux véhicules et le service après vente. Désormais un concessionnaire ne sera plus dans l'obligation d'assurer l'ensemble des métiers du commerce automobile , ils peuvent soit assurer directement le service après vente, soit le sous traiter à des réparateurs agréés auxquels les clients peuvent facilement accéder. Les constructeurs détiennent 55 % d'un marché de la pièce estimé en Europe à 90 milliards d'euros. La nouvelle réglementation donne les moyens aux équipementiers et aux réparateurs indépendants de changer la donne. Le nouveau règlement automobile n° 1400/2002 ne permet plus à un constructeur d'obliger ses concessionnaires à effectuer eux-mêmes les services d'entretien et de réparation. Sur le plan des principes, la faculté de sous-traitance de l'entretien et de la réparation qui est ouverte aux distributeurs automobiles constitue un changement majeur. Jusqu'à présent l'on considérait que l'entretien et la réparation constituent des obligations qualitatives étroitement liées à la vente d'un produit. A présent qu'elle est inscrite dans les textes et avec le recul, on peut se demander s'il ne s'agit pas d'un faux problème : en pratique, les distributeurs se gardent bien de sous-traiter l'entretien et la réparation et préfèrent continuer d'exercer eux-mêmes ces activités Le nouveau règlement impose une modification en profondeur des règles du jeu en matière d'après-vente. Il veut nettement renforcer la concurrence sur le marché de l'après-vente en agissant dans trois domaines : · l'accès au statut de réparateur agréé d'une marque est désormais ouvert à tous ; · la définition de la pièce de rechange d'origine englobe désormais les pièces des équipementiers, charge au constructeur de prouver le contraire ; · enfin, les obligations en termes d'accès à l'information technique sont renforcées, les constructeurs ne pouvant légitimement s'y soustraire que dans des cas très restreints. Par ailleurs, la Commission européenne a adopté, le 14 septembre 2004, une proposition de libéralisation du marché des pièces détachées "visibles" (pièces de carrosserie, phares, vitrage). Cette proposition vise à harmoniser l'application de la directive de 1998 sur les dessins et modèles en généralisant la "clause de réparation" qui autorise l'utilisation de pièces contrefaites pour la réparation. D'ores et déjà, neuf Etats membres appliquent cette clause sans condition (Belgique, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni, Hongrie et Lettonie), la Grèce, pour sa part, accordant aux constructeurs automobiles une protection d'une durée de cinq ans et des royalties. La France et l'Allemagne, qui défendent le monopole de leurs constructeurs respectifs, sont donc les cibles privilégiées de cette volonté d'harmonisation. Les enjeux économiques sont importants : le marché européen des pièces "visibles" représente, selon les estimations de la Commission, un quart du marché total de la pièce de rechange, soit entre 9 et 11 milliards d'euros, à raison de 7,5 milliards pour les éléments de carrosserie, 1,2 milliard pour les optiques, et un peu plus d'un milliard pour le vitrage. Aujourd'hui, les constructeurs détiendraient 85 % de ce marché. La suppression de ce quasi-monopole européen pourrait permettre une réduction du prix des pièces visibles de 6 à 10 %. Cette baisse profiterait principalement aux assureurs, qui militent naturellement pour la libéralisation.
Le marché de la logistique des pièces de rechange
automobile est donc entré dans une phase de mutations sous l'effet de la mise en
concurrence par les constructeurs des filiales dédiées, de l'arrivée de nouveaux
entrants et de la nécessité d'adapter l'offre de prestations logistiques aux
demandes des réparateurs et des distributeurs. Quel va être l'impact de la nouvelle réglementation européenne sur la logistique de la filière?
En dépit d'une stagnation des volumes, le marché
de la logistique des pièces de rechange automobile demeure attractif. Une politique après vente constitue un élément de différentiation pour un constructeur et son réseau de concessionnaires. Dans ce cadre, l’enjeu pour la logistique du réseau de distribution des pièces de rechange est de contribuer à réduire la durée d’immobilisation des véhicules tout en maîtrisant les coûts. La livraison locale de pièces de rechange plusieurs fois par jour dans un délai de quelques heures nécessite des moyens logistiques et de transport importants mais difficiles à évaluer a priori. En effet, l’évaluation du compromis entre les moyens, donc le coût, et le délai est particulièrement délicate car les tournées sont construites en temps réel en réponse à la demande. La distribution des pièces de rechange reste une activité stratégique pour les constructeurs automobiles car dans le meilleur des cas , la vente des VN ne représente que 5 à 10 % de leurs résultats , tandis que les 90 à 95 % restants sont obtenus à peu près à 50/50 entre les résultats des services financiers et les services après vente, et notamment par la distribution des pièces de Rechange. Les consommateurs sont très exigeant et ils attendent un service après vente performant et sans faille, il ne veut qu'une chose que le temps d'immobilisation de leurs véhicules soit le plus réduit possible. La vitesse de mise à disposition ou la disponibilité des pièces nécessaire à l'entretien et à la réparation d'un véhicule sont donc majeures. Ce taux de service a un impact sur la satisfaction du consommateur et sur sa fidélité dans le temps. Quelles sont les filières actuelles de la distribution des pièces de rechange ?
- les réseaux de marque contrôlées par les constructeurs
automobiles. Concentration des pièces dans des magasins centraux qui eux mêmes
approvisionnent des magasins pays ou multi pays en Europe, ces derniers livrant
au moins une fois par jour les réseaux de concessionnaires.
- les grossistes distributeurs qui concentrent des pièces achetés
aux équipementiers et livrent directement les MRA ( Mécaniciens Réparateurs
automobiles). Ce modèle est celui par exemple de Auto distribution par exemple
qui avec plus de 500 implantations en France réalise un CA de un peu plus d'un
milliard d'euros -Les spécialistes de la réparation rapide comme les centres autos attachés aux hypermarchés ou les chaînes de distribution (Norauto, feu vert, autobacs,, ...) qui dispose d'un espace de vente de pièces et d'accessoires en libre service à coté d'un atelier , ainsi ceux spécialistes de l'entretien rapide qui ne disposent que d'un atelier de réparation comme Speedy, Midas, ...
UN EXEMPLE: LA DIVISION PIECES ET ACCESSOIRES DE RENAULT
Renault vient d'officialiser l'ouverture de son 4e centre de distribution de pièces de rechange. Situé à Villeroy, dans l'Yonne, le site doit employer 300 personnes à terme. Le 22 mars
2007 , Renault inaugurait son 4e centre français de pièces et accessoires. Situé
à Villeroy dans l'Yonne , le nouveau site possède une surface de 150 000 m2 et a
nécessité un investissement de 135 millions d'euros. Il emploie déjà 240
collaborateurs (300 personnes fin 2007). Son exploitation a commencé en 2006,
mais il devrait être totalement opérationnel en septembre prochain. Le centre
est dédié à la distribution de produits grandes ventes (pièces mécaniques,
échappement, batteries, freinage). RENAULT a investi en plein cœur de la
Bourgogne, dans un centre qui concentre 13 000 références et qui dessert le
monde entier. Le site de Villeroy s'ajoute à celui de Cergy (moteurs, boîtes de
vitesses…), de Flins (carrosserie…), et de Saint-Ouen (produits chimiques,
airbag…). 20 % des pièces que distribuent les centres proviennent des
usines du constructeur, des pièces de carrosseries principalement, 40 % viennent
des équipementiers et 40 % sont des pièces concurrencées.
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