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Malgré les volontés de relance, Le rail est en
déclin en Europe
Depuis 1970, sa part de marché est passée de 10 à 6 % pour le
transport de passagers et de 21 à 8 % pour les marchandises. Les
trains internationaux de marchandises traversent l’UE à seulement 18
km/h en moyenne. Le réseau dispose de capacités de réserve, mais la
circulation des trains de passagers et de marchandises sur des
portions de voies communes entraîne des ralentissements.Le principal
problème du chemin de fer, c’est qu’il ne peut pas concurrencer la
route. Le rail est non seulement
plus lent, mais aussi moins fiable en ce qui concerne le respect des
horaires. À cela s’ajoute que les réseaux ferroviaires nationaux
fonctionnent selon des normes différentes et qu’ils ne sont pas
suffisamment intégrés.Cependant, le rail présente aussi l’avantage
unique d’être sûr et non polluant. Les infrastructures ferroviaires
couvrent une grande partie du territoire de l’UE et sont
généralement en bon état. En relançant le rail, on pourrait
réellement délester le transport routier et aérien. L’Union
européenne a pris les premières mesures en ce sens en mars 2003,
avec l’entrée en vigueur de la nouvelle législation autorisant les
opérateurs ferroviaires privés à concurrencer les compagnies
publiques dans le secteur du transport de marchandises. La
concurrence portera tout d’abord sur 50 000 km de grandes lignes,
qui supportent entre 70 et 80 % du trafic ferroviaire de l’UE.
D’autres services de transport de marchandises suivront en 2008.La
branche Fret du groupe SNCF rassemble des opérateurs de transport
combiné, des commissionnaires de transport, des gestionnaires de
pools de wagons et des propriétaires de parcs.
L’organisation par
pôle de marché permet d’offrir une prestation internationale et
globale, de l’analyse des besoins au transport lui-même en passant
par toutes les étapes logistiques. Ainsi pour le pôle chimie,
Ermechem assure un rôle de logisticien européen, en réunissant les
compétences et le savoir-faire d’Ermewa, de Bourgey Montreuil et de
Fret SNCF, trois partenaires de dimension Européenne

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ORGANIGRAMME SIMPLIFIE DE LA BRANCHE FRET SNCF |
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Pôle Combiné |
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Pôle Céréales |
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Wagons |
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Groupe GEODIS |
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Financement
et divers |
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CNC |
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Logistra |
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France Wagons |
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France |
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Segi |
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Novatrans |
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CTC |
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Ermewa |
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Europe
(sauf France) |
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Sefergie |
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Rouch |
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Pôle Vrac |
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Transports terminaux |
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GEODIS BM |
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Stesimaf |
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Froidcombi |
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SGW |
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VFLI |
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Reste du monde |
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Edifret |
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Ecorail |
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Garmatex |
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Messagerie |
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STSI |
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Pôle Distribution |
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Automobile |
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Sernam |
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Districhrono |
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STVA |
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Portuaire |
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Feron |
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En cohérence avec la stratégie de
transformation adoptée en 2001, Fret SNCF a
entrepris une organisation en profondeur. Cette
nouvelle organisation doit permettre de faire face
aux enjeux actuels et futurs du fret et de mieux
satisfaire les exigences des clients.
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Une nouvelle organisation du transport
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Fret SNCF a mis en place des centres de
responsabilité : grands axes et zones locales.
Les « grands axes » ont pour mission
d’industrialiser les flux de production sur les
grandes distances. Cadencement, vitesse accrue,
gestion optimisée et dédiée des ressources
permettent d’améliorer la régularité des trains de
fret.
4 grands axes se mettent progressivement en place :
un
axe Anvers/ Bâle assurant la liaison entre la
Belgique, la Suisse et l’Italie ;
un
axe Nord-Est/Savoie assurant la liaison entre le
Benelux et l’Italie d’une part et entre la
Grande-Bretagne et l’Italie ;
un
axe Sud-Est assurant la liaison entre le Benelux,
l’Allemagne et l’Espagne ;
un
axe atlantique assurant la liaison entre la
Grande-Bretagne et l’Espagne et entre le Benelux et
l’Espagne.
Par ailleurs, une organisation de production
spécialisée dans le transport combiné dispose
de moyens dédiés : le PNIF (point nodal
d’Ile-de-France).
Les « zones locales » sont chargées de la
collecte et de la desserte des wagons dans des zones
de proximité. Elles sont dotées de moyens
propres en matériel roulant et définissent de
manière autonome leur plan de transport local. Une
douzaine de zones locales seront à terme déployées
sur le territoire national.
Au premier semestre 2003 sont opérationnelles les
zones Rhône-Alpes et Grand-Ouest. A l’automne 2003
seront mises en service les zones locales
Méditerranée, Bourgogne, Nord-Picardie,
Centre-Atlantique et Ile-de-France.
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Une offre commerciale remodelée |
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En matière commerciale, Fret SNCF entreprend une
profonde réorganisation de son offre pour mieux
répondre aux besoins de ses clients.
La transformation interne du fret vise à fluidifier
et harmoniser les relations entre la production et
le commercial pour ne pas faire peser sur les
clients des contraintes internes de production.
Une direction du marketing transverse a été mise en
place pour définir une gamme d’offres claire et
cohérente, en phase avec les attentes du marché.
1 300 trains de fret circulent
chaque jour. L’objectif est de
rationaliser la production de ces 1
300 trains pour diminuer les coûts
de production et apporter un
meilleur service aux clients.
Pour pouvoir répondre de manière
souple, compréhensible et efficace
aux attentes de ses clients, Fret
SNCF adopte une organisation à deux
dimensions :
Les « grands axes » :
L’équivalent pour le fret des «
grandes lignes » vise à délivrer un
meilleur service sur les grandes
distances ;
Les « zones locales » :
Ces TER du fret ont pour mission de
collecter et distribuer les wagons.
Pour s’adapter au mieux aux besoins
des clients, elles disposent de leur
autonomie dans la définition de leur
plan de transport et des moyens
opérationnels à mettre en œuvre, et
bénéficient de moyens dédiés. Ce
dispositif de proximité, au plus
près et à l’écoute des clients, vise
à leur fournir la souplesse et la
réactivité qu’ils attendent.
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La
libéralisation du fret : de
quoi parle-t-on ?
Ce qu’on appelle le premier
« paquet ferroviaire »
prévoit l’ouverture à la
concurrence des réseaux
ferroviaires des 15 Etats
membres de l’Union
Européenne.
Depuis le 15 mars 2003, des
opérateurs autres que les
entreprises ferroviaires «
historiques » comme la SNCF
peuvent proposer des
services internationaux de
transport de fret. Cette
possibilité concerne dans un
premier temps les 50 000 km
de lignes du Réseau
TransEuropéen de Fret
Ferroviaire (RTEFF), et sera
étendue à tout le réseau
européen en 2008.
Pour opérer sur le sol
français, les nouveaux
intervenants doivent obtenir
auprès de l’Etat une licence
d’entreprise ferroviaire
ainsi qu’un certificat de
sécurité. Ce certificat est
délivré par le ministère des
Transports après avis émis
par Réseau Ferré de France (RFF)
sur la base d’un rapport
technique établi par la
SNCF.
Dans ce contexte, la gestion
des sillons fret* est
confiée à RFF qui a mis en
place une structure
spécifique d’une trentaine
de collaborateurs, dont 25
horairistes issus de la
SNCF.
Le ministère des Transports
tient le rôle d’autorité de
régulation, appuyé par une
mission de contrôle des
activités ferroviaires
composée de membres du
Conseil d’Etat, de la Cour
des Comptes et du conseil
général des Ponts et
Chaussées. |
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Présenté fin 2003 par
la direction SNCF et les Pouvoirs Publics comme un
plan de redressement du Fret SNCF, le plan Véron :
Monsieur Marc VERON,
Directeur Général Délégué chargé du Fret, appuie à
juste titre son plan de relance sur une approche
plus industrielle, fondée sur la réorganisation de
la production et plus commerciale, basée sur
l’amélioration de la qualité de service aux clients.
Cette logique industrielle et commerciale devrait
être accompagnée d’un soutien ferme de l’Etat, à la
fois en tant qu’actionnaire de la SNCF
(structuration du bilan du fret ferroviaire en
capital et endettement financier) et en tant que
régulateur (application des règles de
concurrence au marché ferroviaire). Les
clients du fret ne peuvent que se montrer sceptiques
sur les chances de réussite de ce plan, tout en
marquant leur attachement au fret ferroviaire en
général, partenaire essentiel de la chaîne
logistique, en complément des modes routier, fluvial
et maritime.
Dans le domaine des relations commerciales avec la
SNCF, les clients attendent que les démarches de
réorganisation des flux et de révision des prix
soient à la fois accompagnées et concertées :
• Accompagnées pour les flux qui seront touchés par
cette réorganisation et notamment ceux qui seront
supprimés, les conséquences pouvant en effet être
très pénalisantes pour les entreprises.
• Concertées car dans le contexte récessif actuel,
la brutalité et le montant de certaines hausses déjà
annoncées, qui peuvent aller jusqu’à un doublement
des prix, pourraient fragiliser un peu plus les
entreprises captives du fret ferroviaire ou inciter
les autres à se désengager encore plus du mode
ferroviaire, ce qu’elles ont commencé à faire lors
des grèves du printemps 2003. Pour ces raisons, un
doute plane sur la capacité économique et sociale de
l’activité fret à devenir
un acteur pleinement compétitif sur un marché à
visée concurrentielle et européenne.
Le plan Véron repose sur 4 axes
stratégiques:
1. Mettre en place une nouvelle organisation de la
production pour le redressement de la qualité
du service.
2. Obtenir un gain d’efficacité globale de 20 % en 3
ans et ainsi élargir le domaine de pertinence
du ferroviaire (en 2002, 4 marchés sur 32
dégageaient une marge supérieure à 33 %
représentant 12 % du chiffre d’affaires ; la
margenette moyenne de l’ensemble des trafics était
de
– 7 % sachant qu’il faut une marge de 13 % pour être
à l’équilibre compte tenu entre autres de
l’importance des frais généraux de l’ensemble du
groupe).
3. Transformer l’approche commerciale pour nouer
avec les clients des contrats de service à
engagements réciproques et donner la priorité aux
trafics à contribution positive ou pouvant le
devenir.
4. Organiser, pour les industriels européens, une
qualité de service de bout en bout.
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